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VISITE GUIDEE EN IMAGES

 

 

Le Cloître :

Edifié au cours du 14e siècle, il présente la forme d’un trapèze irrégulier constitué de quatre galeries, elles-mêmes composées d’arcades ogivales moulurées à colonnettes jumelées.

On peut compter:

Les chapiteaux des colonnettes,
décorés de feuillages ou d’animaux, sont cantonnés de petites consoles ornées de représentations anthropomorphes.

Le coeur du cloître est occupé par un bassin quadrilobé supportant une vasque du 16e siècle, et par un puits du 16e siècle.

 

 

 

* Galerie Nord :

On peut y voir la porte originelle de l’église abbatiale : son archivolte moulurée en plein cintre repose sur une console jouxtant une niche qui abrita jadis un bénitier. Le tympan semi-circulaire est orné d’une fresque représentant deux anges agenouillés portant calice et datée du 15e siècle.

En se dirigeant vers la galerie Ouest, on pourra également observer une pierre ornée d’entrelacs, de type carolingien (8e siècle) et utilisée en réemploi.

 

* Galerie Est :


Elle s’ouvrait sur la salle capitulaire, le logis abbatial, la bibliothèque, le scriptorium et le dortoir à l’étage.

Actuellement, on ne visite qu’une salle : le logis abbatial.
Cette pièce est dotée d’un remarquable plafond peint à la française du tout début du 16e siècle qui offre un répertoire floral et animal, ainsi que différentes scènes (artisans au travail, chasse, fauconnerie, scène galante ou humoristique…).
Ses murs sont ornés de peintures du 19e siècle représentant les armoiries des 55 abbés de Saint Hilaire.

 

 

Détail du plafond
Vue d'ensemble du plafond

 

Dans cette galerie, on pourra également observer une deuxième pierre carolingienne, ainsi qu’un échiquier sculpté sur le mur bahut supportant les colonnes.

C'est aussi dans cette partie du cloître que l'on peut admirer les chapiteaux les mieux conservés.
Une des pierres carolingiennes
 
Echiquier sculpté sur le mur bahut

 

 

* Galerie Sud :

Elle s'ouvrait sur le réfectoire des moines récemment restauré et sur un autre bâtiment, toujours ruiné, utilisé soit comme réfectoire pour les étrangers, soit comme cuisine ou plutôt comme chai, celliers.
Le réfectoire des moines abrite encore une chaire de lecture du
14e siècle, unique en France. Celle-ci est inscrite dans le mur qui
sépare les deux réfectoires...
Vue extérieure de la chaire de lecture
 
...on y accède par un escalier aménagé dans l’épaisseur du mur. Elle est voûtée d’une croisée d’ogives à la clé de voûte circulaire. A l’origine, elle était ouverte sur les deux salles et permettait ainsi au moine lecteur de faire la lecture aux moines et aux hôtes en même temps. De plus, le lecteur s’installait dans une « niche » pour ne pas être vu par les invités de l’abbaye.

 
Vue de la chaire et de l'escalier d'accès

Tout en allant vers la galerie Ouest, on pourra aussi apercevoir une pierre enchâssée ornée d’un blason martelé.

 

* Galerie Ouest :

 

De nos jours, on ne visite qu’une petite partie de cette aile qui abritait les caves, greniers et celliers de l’abbaye.

En empruntant un escalier, on accède à une de ces caves taillée à même la roche (grès et poudingue**).

Escalier menant à la cave
 
Vue intérieure de la cave

 

A l’intérieur, on observe quatre ouvertures ou silos aménagés dans la voûte, qui permettaient aux paysans de déverser les cultures, sans avoir de contact avec les moines.

Enfin, c’est dans cette même cave que les moines découvrirent en 1531, la Blanquette de Limoux.

Vue d'un silo
 

 

 

L’Eglise Abbatiale

 

L’église abbatiale, construite à la fin du 12e siècle, possède un plan simple : une nef unique terminée par une abside en cul de four et deux chapelles latérales formant un faux transept.
Chacune d'elle disposait d’une absidiole; celle située au Nord a été supprimée lors de la construction de la sacristie.

 
Vue du choeur

 

La nef est constituée de trois travées voûtées d’ogives. Ses arcs doubleaux reposent sur des colonnes engagées terminées par des figures anthropomorphes, des personnages à type d’Atlante, des motifs végétaux et des animaux fabuleux.
Les chapiteaux de ces mêmes colonnes représentent des animaux, des végétaux ; un seul est historié et présente sans doute une procession de moines.

Les clés de voûte de la nef représentent la Sainte Trinité : l’agneau de Jésus, la main bénissante de Dieu et la colombe du Saint Esprit (aujourd’hui disparue).

Voûte de la nef
 

On peut également observer un mobilier assez remarquable : autels, maître-autel, bénitier et fonds baptismaux en marbre rouge de Caunes Minervois, des 17e et 18e siècles ; peintures du 18e siècle représentant « l’Annonciation » ou encore « Saint Hilaire rendant la vue à une jeune aveugle»; et enfin la chaire à prêcher du 18e siècle en bois sculpté, présentant les quatre évangélistes, St Benoît et St Hilaire.

 

* Le sarcophage de Saint Sernin :

L’œuvre majeure de l’église se trouve dans l’absidiole Sud ; il s’agit d’une œuvre réalisée dans un bloc de marbre blanc des Pyrénées et représentant le martyre de Saint Sernin (ou Saturnin), 1er évêque de Toulouse vers l’an 250.
Cette sculpture a été attribuée au fameux Maître de Cabestany.

La face principale de ce "sarcophage" est divisée en deux scènes:

à gauche,
 
à droite,
 
le martyre du Sernin traîné par un taureau à travers les rues de Toulouse...   l’arrestation du Sernin par les soldats romains, sous le regard de la foule des curieux.

Sur les faces latérales :

 

 

* Poudingue : conglomérat de galets, cailloux…liés entre eux par les sédiments.

**Saintes Puelles : Saintes Femmes, disciples de Saint Sernin, qui s’occuperont du corps du martyr. Elles seront à leur tour martyrisées et enterrées dans un village du Lauragais portant leur nom, le Mas Saintes Puelles.

 

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